Le ministère du Travail indique jeudi que le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a augmenté de 2,6 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième. Cela représente une hausse de 6,8 % sur un an.
Selon la Dares, le service statistique du ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail en catégorie A a progressé de 2,6 % au quatrième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent, et de 6,8 % sur un an. Au total, 3 347 700 personnes étaient en recherche d’emploi sans aucune activité en moyenne sur le trimestre, en France hors Mayotte.
Ces chiffres intègrent des changements méthodologiques et réglementaires, notamment l’inscription automatique à France Travail, depuis le début de 2025, de tous les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) et des jeunes en parcours d’insertion, ainsi que d’un nouveau régime de sanctions entré en vigueur le 1er juin.
Selon ce régime de sanctions, un demandeur d’emploi peut voir ses allocations chômage suspendues « d’au moins 30 % » pour une durée précisée selon le cas, en cas de manquements à ses obligations.
En prenant en compte uniquement les demandeurs d’emploi hors effet RSA et jeunes en insertion, la hausse aurait été de +2 % au quatrième trimestre et de +1,7 % sur l’année 2025, selon les données corrigées du ministère.
La Dares précise également que, hors ces effets, le nombre de personnes inscrites qui ne sont ni en attente d’orientation ni en parcours social a augmenté légèrement, ce qui traduit une évolution plus modérée du chômage réel.
Ces chiffres interviennent alors que les conditions de travail se dégradent en France, poussant plusieurs professions à se mobiliser pour faire entendre leurs revendications concernant les conditions de travail et les moyens publics.
Toujours jeudi, plus de 600 sapeurs-pompiers ont manifesté à Lille pour dénoncer le manque d’effectifs, le retrait de moyens et des conditions de travail qu’ils jugent « insatisfaisantes et dégradées ».
Ce rassemblement qui a réuni des pompiers, venus de plusieurs casernes du département, dont Valenciennes, Douai et des Flandres, a été organisé par les syndicats du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord.
Les syndicats ont dénoncé un « mépris des autorités locales », notamment du conseil départemental du Nord, accusé d’avoir retiré des millions d’euros du budget alloué aux sapeurs-pompiers.
Ils réclament le rétablissement des financements, l’ouverture urgente d’au moins 162 postes supplémentaires pour faire face à la charge de travail, ainsi que des améliorations générales des conditions de travail et de rémunération.
Parmi les revendications figurent aussi des demandes de réduction du temps de travail, l’adaptation des moyens matériels et humains pour répondre efficacement aux urgences, et la révision de certaines règles internes jugées contraignantes par les professionnels.
Les sapeurs-pompiers ont également exprimé des préoccupations relatives aux salaires et aux effectifs : selon les syndicats, il manquerait près de 160 à 162 pompiers dans le département, tandis que le budget du SDIS 59 aurait été amputé de plusieurs millions d’euros, limitant les capacités opérationnelles.